Le surentraînement
Souvent on oublie que le faisceau musculaire fait partie d'un système organique et, en appliquant jour après jour les mêmes modalités intensives de travail, on ne respecte pas les temps de récupération nécessaires pour régénérer ce qui a été utilisé dans le muscle et dans l'organisme dans son ensemble. Déjà, après quelques semaines seulement de travail continu avec la même intensité, sans respecter la fréquence d'entraînement, on peut se retrouver avec un syndrome de carence de résultats, plus communément connu sous le nom de surentraînement. Quand l'organisme et le système contractile n'ont plus la possibilité de récupérer, on constate des pertes évidentes de performances et un manque de résultats ; c'est ici que prend place ce qu'il est convenu de définir comme un syndrome d'affaissement incompréhensible des performances.
Le surentraînement est le résultat d'un volume de travail avec les poids, supérieur à la capacité que possède le corps à récupérer. C'est comme si on continuait à creuser un puits toujours plus profond, sans possibilité d'en renforcer les parois ; inévitablement le système s'effondrera. Des symptômes telle une fatigue généralisée associée à une diminution de la force musculaire peuvent se manifester, ainsi que, dans des cas extrêmement rares, des problèmes de déséquilibre apparus sans signe avant-coureur, il existe une centaine de signes de surentraînement, mais quelques-uns seulement doivent attirer l'attention, parmi lesquels une réduction du niveau de la performance, avec un déclin de ses valeurs de prestations (musculaires et organiques), une survenue rapide de la fatigue au cours de la séance, avec des temps de reprise entre 2 séries de plus en plus longs, des changements des paramètres cardiaques (fréquence et pression), des troubles alimentaires et digestifs, une altération des rythmes sommeil/veille, une perte de poids, des migraines et des sueurs nocturnes. On peut rencontrer également une augmentation des incidents physiques comme des tendinites et, dans les cas les plus graves, des fractures, de l'anémie, la persistance de la douleur musculaire irréductible avec les médicaments classiques, des troubles de l'humeur, un affaiblissement de la conduction électro-musculaire et de la coordination. La situation précédant le syndrome de surentraînement est la surfa- figue qui se traduit, après déjà quelques jours de travail intense, par une légère baisse des performances avec une fatigue subite et un besoin de récupération qui va de 2 à 3 semaines. Les chercheurs ont identifié deux différents stades de surentraînement, bien qu'il soit difficile de faire une distinction claire entre les deux pathologies.
Lire la suite...